Après des siècles d'obscurité, le voile s'est levé sur le Tifinagh. Dans les années 60, des Amazighes d'Algérie décidèrent de le réemployer pour mieux affirmer leur identité culturelle, pour cela ils le modernisèrent, ajoutèrent et modifièrent des lettres.
Plus tard, des Amazighes Marocains firent de même et commencèrent à l'employer pour écrire des textes ou dans des oeuvres d'art.
Tableau de Geldasent

Le Tifinagh se répandit de plus en plus dans la population amazighe consciente de son identité culturelle, il redevenait, comme 2000 ans plutôt, un symbole national amazighe.
Au Maroc, le Roi Mohammed 6 décida en 2001 de créer un institut officiel qui s'occuperait de la réhabilitation et du développement de la langue et la culture amazighe, il s'agit de l'IRCAM : L'Institut Royal de la Culture Amazighe...malgré les reproches de beaucoup de gens qui estiment que le développement du culturel devraient rester indépendant du pouvoir politique.
La même année, la question du système d'écriture qui serait adopté pour écrire le tamazight fut soulevé. Que choisir ? L'alphabet latin, arabe ou amazighe ?
Les partis islamistes et traditionnels marocains (Istiqlal, USFP,...) voulaient que ce soit l'alphabet arabe car ils estimaient que le tamazight ne devaient pas se différencier de l'arabe, que l'écriture latine était un symbole occidental et qu'elle permettrait un développement trop rapide du tamazight (ce qu'ils ne veulent pas).
Les associations amazighes voulaient que ce soit l'alphabet latin, car c'est le plus moderne et celui qui permettrait à la langue amazighe de se développer rapidement. Sans parler du fait que toutes les publications scientifiques sont faites dans cet alphabet.
Finalement, pour ne pas prendre parti, le Roi approuva le choix du Tifinagh.
L’IRCAM a conservé beaucoup d’anciennes lettres et en a placer des plus récentes :
